Informations

  • Programme : Construction d'une orangerie dans un site classé monument historique, ayant aussi pour usage des réceptions évènementielles en période estivale.
  • Lieu : Montmort-Lucy (Marne)
  • Maître d'ouvrage : Privé
  • Maître d'œuvre : Thierry Bonne Architecte (mandataire)
  • Surface : 1 152 m²
  • Calendrier : 2024-2026
  • Images : Benjamin Alcover

L’orangerie du Château de Montmort-Lucy (51)

Situé dans le cadre historique du château de Montmort-Lucy, ce projet s’ancre dans le passé tout en regardant vers l’avenir. En rejoignant cette œuvre collective commencée au XIe siècle, nous contribuons à son évolution continue.

L’orangerie aura une double fonction :

• Protéger les plantes durant l’hiver.

• Offrir un cadre festif pour les événements du domaine.

L’emplacement de cette intervention est primordial, tant pour son utilisation que pour la compréhension historique du site. En se plaçant au carrefour de trois trames historiques du parc du château, le projet s’intègre harmonieusement dans son contexte.

Le dénivelé d’un côté du site nous conduit naturellement à proposer une inflexion du terrain pour accueillir le projet. Ce léger décaissement s’incline respectueusement face au château et libère l’axe visuel historique.

La forme de l’orangerie évoque la légèreté d’une feuille se posant délicatement sur le sol. Cette suspension crée une sensation de flottement et de tension, tout en offrant des espaces ouverts sur l’environnement.

La structure architecturale rappelle l’histoire de l’architecture, où la voûte et l’arc ont fait évoluer les techniques et les styles au fil du temps. Ils sont des points d’ancrage vers l’avenir. Du passé émerge le devenir.

Cette proposition contemporaine de la voûte offre une perception forte de la matière tout en préservant une ouverture zénithale maximale. Faite de briques de terre crue provenant du site, la matière et la forme assurent une continuité architecturale avec le château.

L’ossature de cette structure se compose de nervures, semblables à celles d’une feuille végétale, et dialogue avec le paysage contrasté qui l’entoure. La toiture s’ouvre aux extrémités, intégrant ainsi son environnement et créant un échange dynamique.

Le projet instaure un dialogue fait de tension, de pénétrations et de retenue, s’inscrivant dans un respect profond de son environnement proche et lointain.